La Tremblade

La commune

Sous la Révolution, la commune s'est appelée “la Réunion sur Seudre”. Le nom viendrait du tremble. Il existait, dans la région, une forêt de trembles qui va être défrichée à partir du XIe siècle.
Au XVIIe siècle, le petit bourg de La Tremblade se développe. Son port possède deux quais, celui de la Grève et celui du Mus‑de‑Loup.

Aujourd'hui, la Tremblade est un important centre ostréicole.

La Tremblade se développe grâce aux activités maritimes comme l’exploitation des marais salants, la pêche (notamment celle de la morue à Terre Neuve) et l’ostréiculture. Les quartiers du bourg traversés par des ruelles étroites et sinueuses, sont composés de maisons basses. Le XXe siècle enrichit certaines demeures d’un étage ou d’éléments décoratifs tout en conservant l’homogénéité du lieu.

La maison du port

La demeure de Nelly Besson Lieutier, poète, romancière et féministe du XIXème siècle mais aussi tante du célèbre Pierre Loti.

Le quai du port

Le quai du port aménagé au cours du 18e siècle abrite les vieux gréements.

Le P’tit falot est un sloop ostréicole, ayant servi à l'exploitation des parcs à huîtres. Il est amarré dans le Canal de La Tremblade. Ce bateau a été construit en 1964 à Marennes. Il mesure 12 mètres de long. Sa coque est en bois. Il a été restauré (entre 2001 et 2005) au chantier Joubert de La Tremblade.

L’espiègle a été construit aux chantiers Bernard de La Tremblade en 1936. C’est un sloop qui fait partie de l’histoire de l’ostréiculture trembladaise. Le bateau appartient à la mairie de La Tremblade qui le met à disposition de l’association "Les Coureauleurs Trembladais" afin de promouvoir l’image de la commune dans les ports charentais et parfois au‑delà.

P'tit falot

L'espiègle

L’association "Les Coureauleurs Trembladais" compte 70 adhérents avec 20 propriétaires de bateaux dont 14 bateaux anciens. Ces hommes et ces femmes se sont regroupés pour faire revivre le patrimoine maritime local. Ils restaurent et font naviguer des bateaux traditionnels dans les pertuis entre les îles d’Oléron et Ré.

La porte de treillebois

Ici se trouve une porte monumentale au sein de la résidence séniors. Cette porte provient d’un certain M. Vigier de Treillebois chef d’escadre sous Louis XIV.

L'inscription protestante

Sur ce mur, cette curieuse inscription d’origine protestante gravée : "Dieu soit dedans, elle est bâtie en dépit de nos envieux, l’année 1643".

Le château

Ce bâtiment imposant héberge le Centre communal d’action social et la crèche. Ce château fut construit vers 1860 par M. Eschauzier descendant de négociants fortunés venant du Nord qui le vendit à M. Verneuil ancien maire de la commune et revendu ensuite à Monsieur et Madame Favier‑Belle, gros propriétaires fonciers dont une allée de Ronce‑les‑Bains porte leur nom de même que leur gendre Camille Daniel qui occupa ensuite la propriété. Après avoir été occupé par les troupes allemandes durant la guerre 1939‑1945, il fut racheté par la commune après la libération.

L'hôtel de ville

Cet ancien château était la demeure de Monsieur Favier‑Belle puis de son gendre Camille Daniel, tous deux très impliqués dans la création de Ronce‑les‑Bains. Un peu plus loin, l’hôtel de ville qui trouva sa forme actuelle en 1895.

Le temple

Le temple avec sa façade évoquant un temple grec, construit en 1823, témoignage d’une forte présence de protestants dans la commune. Cet édifice classique de la période dite "de la Tolérance", évoque un temple classique grec, à l'image des constructions du 19ème. Le premier temple de La Tremblade fut érigé en 1610 (actuellement situé rue Georges Clemenceau), confisqué et transformé ensuite en église en 1681.

Les halles

Rue Foran, vous trouverez les Halles construites en 1864 par l’architecte Bourgent. Restauration récente du monument par rajout d'un atrium vitré, afin d'améliorer l'éclairage naturel. Une bouteille, fournie par la verrerie Contea, a été ensevelie lors de la pose de la première pierre, elle contient le discours inaugural du bâtiment dit par Pierre Bargeaud, maire de l'époque.

L'église

L’église Sacré-Cœur édifiée en 1880, à l’initiative de l’abbé Barbotin, a été financée par de nombreux dons mais aussi par une loterie et la vente sur place et à distance d’images pieuses.

Remarquez à l’intérieur, un chemin de croix de facture très contemporaine réalisé par un artiste local, Michel Genty.

À l’époque, la population de La Tremblade est dans sa presque totalité protestante. Un temple est construit en 1610.

  


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